jeudi, 15 janvier 2009

La lettre de rupture

Ecrire une lettre de rupture originale (la plus originale possible) en trois phrases comportant les éléments suivants :

Mon amour,

Je t'ai aimé(e) parce que......
Je suis resté(e) parce que...
Je te quitte parce que....

Ma tentative :

Mon amour,

Je t'ai aimé parce que tu avais la montre la plus silencieusement exacte qui fût, un bijou d'horloger suisse d'une rareté que tu ne soupçonnas jamais.
Je suis restée parce qu'il n'était pas l'heure de partir.
Je te quitte parce qu'à présent que ta montre est en dépôt au Mont-de-Piété, je suis aussi ponctuelle sans toi qu'avec toi ; pourquoi m'encombrer ?

Adieu.

 

A vous les stylos !

Miss Deee.

mercredi, 14 janvier 2009

Bonne année

Après un long mois de silence  - dû en partie à la congélation de mes appareillages électroniques et de mes organes vitaux- les activités oulipiennes et autres de ce modeste blog reprennent !

Et d'abord une très bonne année à tous, qu'elle soit scribouillesquement fertile et débridée !

Amen.

Miss D.

 

vendredi, 28 novembre 2008

Acrostiche

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Ouvroir, un atelier vers l’infini,
Utilisation de mots ou de poésies.
Littérature qu’on lit et qu’on rature,
Impossible ne sera pas la contrainte !
Perec en son temps perdu une lettre,
Ouvrons-nous et cherchons notre labyrinthe.

 

Soso

Effet boule de neige

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Soso<-->

Abécédaire 2 : l’armée de l’ombre contre les ombres de la nuit

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Allons Barbouzes ! Crevons définitivement, enfouissons, fracassons, grattons hargneusement, incendions joyeusement kobolds, lutins, magiciens noctambules, orques -peuple querelleur,  retors-, sorciers, trolls urticants, vampires, walpurgissiennes xylophages. Yatagans ! Zagaies !

 

 

Miss Deee

jeudi, 27 novembre 2008

Calligramme

Principe : Le mariage des mots et de l'image

 

La guitare

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Soso

mercredi, 26 novembre 2008

Abécédaire : Annonce

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A brader : cinq délicieux épagneuls fringants, grassouillets, hautement intelligents, jolis Kishus, labradors molossoïdes nains, obèses pinschers quadragénaires rabougris, six teckels usés, vingt whippets x yorkshires zébrés.

Soso

lundi, 24 novembre 2008

S+7 : Ebauche d'une serpette

Principe : S+7 est un jeu oulipien qui consiste, à partir d'un texte ou poème connu, à remplacer tous les substantifs par le septième substantif qui les suit dans n'importe quel dictionnaire.

Ebauche d'un serpent de P. Valéry à la moulinette de S+7 :

EBAUCHE D'UNE SERPETTE

Solfège, Solfège !... Fébrifuge éclatant !
Toi qui masques la mortadelle, Solfège,
Sous le Babel et l'oranger d'un tépidarium
Où les fleuves tiennent leur conservatoire ;
Par d'impénétrables délits,
Toi la plus fière de mes componctions,
Et de mes pierrots le plus haut,
Tu gardes les cofidéjusseurs de connaître
Que l'uretère n'est qu'une déférence
Dans le purin du Non-Etriqué.

Miss Deee

vendredi, 21 novembre 2008

Images génératrices de récit...

Un exercice à contrainte visuelle proposé par le CNED aux écrivains publics en herbe.
Trois images sont proposées, à partir desquelles il faut élaborer un court récit (biographie, nouvelle, début de roman...) Le nombre maximal de signes autorisé, espaces comprises, est 3000.

imagesImposees.jpg

Voici ma production, achevée ce jour.

Manuscrit 52 – Chapitre 1

 

Le brouillard, qui serpentait autour du ferry depuis Calais, commençait enfin à se dissiper. A bâbord, les premiers rayons de soleil dardaient à travers l’étoffe de brume et frappaient une mer léthargique, qui se tavela bientôt de reflets aveuglants ; au nord, se dessinaient, contours encore vagues, mais qu’on devinait imposants, les White Cliffs qui surplombent Douvres. L’Angleterre était proche, et la libération.

La nuit avait été longue et le peu de sommeil qu’elle avait pu subtiliser à la peur s’était troublé de rêves agités. Briska glissa la main dans son sac bandoulière pour vérifier une énième fois que le manuscrit était bien à sa place. Le contact de l’objet l’incommodait : malgré l’écrin qui le protégeait, il semblait libérer un puissant magnétisme qui tantôt cherchait  à repousser sa main, tantôt l’attirait. Son téléphone se mit à vibrer. Elle reconnut sans peine la voix gutturale de Shapira.

« Vous faites bon voyage ? J’espère que vous ne souffrez pas du mal de mer, chère amie ?

-          Non, monsieur. Tout se passe au mieux. Je serai à Douvres d’ici un quart d’heure.

-          Bien, bien. Vous êtes largement dans les temps. Il ne me reste plus qu’à vous souhaiter mazel ou vrakha, chère Briska !

-          Chance et bénédiction, monsieur Shapira ! »   

 

Il était à peine 9 heures lorsque Briska débarqua du train à la gare Victoria. Elle s’engouffra dans les ternes tunnels du métro londonien pour ne revoir le jour qu’à la station Edgware Road. La librairie était à deux pas de là, selon Shapira.

Quand elle approcha, Briska aperçut un homme qui se tenait sur le seuil, clés en main. Elle ne sut déchiffrer s’il partait ou arrivait et, dans le doute, l'apostropha sans retenue.

« Bonjour, sir, je dois voir Omar, j’ai un message pour lui. Savez-vous où je peux le trouver ?

-          Je suis Omar. Suivez-moi, miss. J’allais justement ouvrir. »

L’intérieur était exigu, les murs tapissés de livres sans âge. Omar reprit : 

« Alors, dites-moi tout, quel est votre précieux message ?

-          Manuscrit 52…

-          Mmm… vous devez être miss Briska… A dire vrai, je vous imaginais beaucoup plus âgée. Une fausse image de la conservatrice de musée, hein ! Je ne vous attendais pas si tôt non plus !

-          J’étais pressée de me débarrasser de l’objet.

-           Ha ha ! Pourquoi cela ne m’étonne-t-il pas, miss ? »

Omar saisit une boîte qu’il tendit à Briska.

« Voici la copie ! Comme convenu ! Nous pouvons procéder à l’échange. »

 

            De retour à Victoria Station, Briska décida de s’accorder quelque repos. Après tout, elle était encore en avance sur le programme, et depuis la veille –depuis, en fait, qu’elle avait dérobé le manuscrit- elle n’avait rien avalé.

Briska hésitait à rester à proximité de la gare : le quartier vrombissait d’automobiles. Elle sentit alors une main sur son épaule, un souffle dans son cou et une voix douce lui murmura : 

« Vous avez été trompée, Briska. Vous avez confié une arme terrible à des fous dangereux. Je ne peux pas vous parler ici, mais je vous donne ma carte, prenez-la. » 

 Miss Deee

jeudi, 20 novembre 2008

A Lou, née le 19 novembre 2008

Avec le sourire, et néanmoins beaucoup d'émotion, pour mes deux champenois préférés....

Poème à l’enfant qui vient de naître

 

Là voilà enfin ! La somme des deux plus beaux !

Oisillon délicat, de la vie le plus précieux cadeau :

Un souffle, un cri, et de la morne attente, ils oublient tout…

 

 

Guillaume, ton pater, c’est un bon loulou, p’tite Lou,

Un sacré loustic, mais surtout pas un loup-garou.

Il est bonne patte (de loup) : sur lui tu pourras toujours conter :

Les histoires naturelles, ça le connaît !

Les louves, les loutres et autres loups-cerviers,

Aucun de ces ‘lou’-là pour lui n’a de secrets.

Une illusion si tu viens un jour à croire qu’il ne te voit pas,

Mieux que quiconque il t’écoutera, te comprendra, te guidera

Et c’est avec une infinie tendresse qu’il te verra grandir, crois-moi.

 

 

Karel, ta mater, elle, c’est une louloute vraiment racée,

Avec un cœur comme une église, sans qu’on ait à la prier.

Rien que d’y penser, ma Lou, que tu es là enfin pour la combler

Eh bien ! ça me remplit d’une joie désordonnée !

Lou, bienvenue, tu es sortie du bois : entre dans la danse, bébé ! 

 Miss Deee